Il y a un truc que j’aime faire : randonner et dormir en abbaye (ou Monastère). Pour éviter de me faire étouffer par la spirale infernale du quotidien, dans le sens où l’activité nous aspire dans un rythme effréné, j’ai besoin de retrouver le confort du silence, et me rapprocher de l’ennui.
Apprivoiser l’ennui, c’est une sensation qui m’a d’abord appelée alors que je vivais à Toronto. On était en 2021, et après un an d’une nouvelle vie dans cette ville canadienne, j’ai eu la sensation que le temps m’était passé dessus et me retrouvai là, sans nouveau réel apprentissage, à juste réussir ce que j’ai toujours fait : trouver un taff, me faire des amis et donc travailler pour gagner de l’argent pour ensuite le dépenser dans le divertissement. Sensation de vide. Je suis partie dans la jungle du Mexique pour…m’ennuyer. Entre autres.
Bref, j’ai gardé cette habitude de me retirer, mais de manière moins radicale. En cette fin d’hiver, j’ai pris quatre jours, des habits confortables et une tenue de marche, pour aller me recentrer dans des lieux que l’on connaît toutes sans forcément oser pousser la porte – raison pour laquelle j’en parle ici.
Dans tout établissement religieux, l’accueil du pèlerin laïc (ou non) est important et encore d’actualité. Pour 50€/jour, j’ai reçu le gîte, le couvert (3x/jour) et un environnement apaisant où se réveiller au son des oiseaux sonne comme une douce habitude. Les cloches nous appellent dès 4h du matin pour assister aux différents offices religieux, auxquels on est libres d’assister ou non.
Voici quelques photos pris avec mon petit Canon, qui illustrent une atmosphère particulière alors qu’il faisait grand soleil ici à Liège!